Nymphoplastie de réduction

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chirurgie gynecologique
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De quoi parle-t-on ?

Par définition, la nymphoplastie, aussi appelée nymphoplastie de réduction consiste à réduire la taille des petites lèvres de manière à ce qu’elles soient en harmonie avec le volume de la vulve. 

Rappels anatomiques

La partie externe du système reproducteur de la femme est regroupée dans un ensemble que l'on nomme la vulve. Celle-ci est composée de plusieurs structures distinctes :

  • Les grandes lèvres ou lèvres vaginales sont des replis cutanés formant la partie externe de la vulve, Elles possèdent généralement une pilosité et sont constituées de replis de peau s’étendant de l’avant à l’arrière.
  • Entourées par les grandes lèvres, les petites lèvres aussi appelées nymphes, sont visibles en écartant les grandes lèvres. Plus ou moins développées, de formes et de couleurs variées, ce sont des replis de peau très sensibles, glabres, plus minces que ceux des grandes lèvres et leur principale fonction est la protection de l'entrée du vagin. Situées à l’intérieur des grandes lèvres, les petites lèvres délimitent le vestibule qui inclut l’entrée du vagin et le méat urinaire et le protègent des agressions extérieures.
  • L'entrée du vagin porte également le nom d'orifice vaginal. Tout juste en haut de cet orifice se trouve le méat urinaire. Il s'agit d'une petite ouverture par où est évacuée l'urine. Cette structure ne fait donc pas partie du système reproducteur de la femme.
  • Au-dessus du méat urinaire, à la jonction supérieure des petites lèvres, se trouve le clitoris, richement vascularisé et érectile qui est le plus sensible des organes sexuels féminins. Celui-ci est protégé par un repli de peau qui le protège qui est nommé capuchon du clitoris ou prépuce du clitoris.
  • Finalement, l'hymen est une petite membrane de peau très fine qui ferme partiellement l'entrée du vagin. L'obstruction partielle permet l'écoulement des règles. Cette membrane est habituellement rompue lors du premier rapport sexuel, lors de l’insertion d’un tampon, lors d’un examen gynécologique ou lors de la pratique du sport.

 

Qu'est-ce que l'hypertrophie des petites lèvres ?

L’hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres notamment par rapport à celle des grandes lèvres. Ainsi, en position debout les petites lèvres font saillie et dépassent anormalement de la fente vulvaire.


L’hypertrophie est le plus souvent bilatérale conservant l’asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale.


Bien souvent les petites lèvres vont présenter une hyperpigmentation due aux frottements dans la lingerie. Parfois, l’hypertrophie se prolonge en avant réalisant des replis de part et d’autre du clitoris.


Chez l’enfant, cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (hypertrophie primaire juvénile) 

Pourquoi cette intervention ?

En pédiatrie, au-delà de la gêne psychologique ressentie par certaines patientes, la nymphoplastie de réduction s’efforce de proposer une solution efficace aux patientes présentant une véritable gêne dans leur vie quotidienne :

  • Frottements et irritations
  • Mycoses à répétition
  • Impossibilité de se mettre en maillot de bain
  • Gêne à l'habillage avec des douleurs des petites lèvres dans les pantalons serrés
  • Gêne dans différentes activités par frottement ou "coincement" des petites lèvres
  • Gêne lors des activités physiques (équitation, vélo, escalade,...)

 

La dimension psychologique ne doit toutefois pas être occultée chez de futures jeunes femmes dont certaines peuvent présenter une gêne variable lors des rapports sexuels, moins physique (interposition des petites lèvres lors de la pénétration) que psychologique (gêne à se dénuder devant un partenaire).

 

L'intervention chirurgicale

Elle se déroule sous anesthésie générale et doit être, comme pour toute intervention chirurgicale, précédée d’une consultation avec l'anesthésiste permettant d'expliquer les modalités et les risques de l'anesthésie pratiquée lors du geste.


La technique opératoire, personnalisée et modulable, basée sur un schéma défini en préopératoire, est déterminée au cas par cas. 


Il existe ainsi plusieurs techniques pour réaliser une réduction des petites lèvres. Quelle que soit la technique utilisée, le but est d’éliminer les tissus en excès en privilégiant les techniques de suture invisibles permettant d’obtenir une cicatrice non décelable.

La nymphoplastie peut être réalisée de façon triangulaire, afin de dissimuler la cicatrice au maximum.
Cela évite, en outre, les frottements, les irritations ou la rétraction cicatricielle.

La nymphoplastie peut également être réalisée de manière longitudinale, c’est-à-dire tout au long de la lèvre.
L’avantage de cette méthode est de permettre de retirer davantage de lèvre excédentaire. 

Durant l’intervention, le chirurgien pratique une hémostase attentive, dans le but d’éviter des saignements trop importants et une infiltration du site opératoire est pratiquée en fin d’intervention afin de minimiser la douleur post-opératoire.

Exceptionnellement, au cours de l’intervention le chirurgien peut se trouver en face d’une découverte ou d’un événement imprévu nécessitant un technique opératoire différente de celle initialement prévue, voire une interruption de l’acte opératoire.

 

Suites post-opératoires

L’intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire ; la sortie se fait donc le jour-même de l’intervention. Aucun soin infirmier à domicile n’est habituellement nécessaire.
Une dispense d’école est prescrite pour 4 à 5 jours et la reprise d’activité physique n’est pas recommandée avant 1 mois.


Les suites opératoires sont généralement simples et la constatation d’ecchymoses ainsi que d’un gonflement de la région opérée est habituel en post-opératoire. La marche peut parfois s’avérer gênante durant quelques jours.


Les douleurs sont habituellement bien jugulées par un traitement antalgique et anti-inflammatoire, systématiquement prescrit.
Les précautions suivantes sont ensuite à respecter :

  • Port d'une protection dans les sous-vêtements : il est en effet habituel de constater un saignement minime les 3 premiers jours suivant l'opération
  • Port de sous-vêtements en coton et d'habits légers peu serrés
  • Prise d'une douche 2 fois par jour et toilette intime réalisée avec un produit adapté
  • Séchage des parties intimes à l'aide d'un sèche-cheveux doux

 

Au bout de 10 à 15 jours, les fils de sutures se résorbent et la cicatrisation est complète.
Les éléments suivants devront être surveillés à domicile : fièvre, douleurs et saignement.


En cas d’anomalie, votre médecin traitant ou notre service devra être contacté.
Une consultation post-opératoire avec le chirurgien est organisée quelques semaines après la sortie.

Complications éventuelles

Tout acte chirurgical comporte des risques.
Il existe des risques liés à l’anesthésie et aux médicaments utilisés lors de l’intervention. Ce sont des risques allergiques et toxiques, souvent imprévisibles mais exceptionnels. L’anesthésiste vous informera de ces risques et vous pourrez lui poser les questions que vous souhaitez.


Les complications spécifiques à l’opération des petites lèvres sont rares mais possibles :

  • Un saignement peut nécessiter une reprise rapide
  • Un hématome peut nécessiter un geste d'évacuation
  • La survenue d'une infection est rare
  • Un retard de cicatrisation voire même une désunion des berges des sutures peuvent parfois être observés, allongeant les suites opératoires et pouvant nécessiter une reprise à distance
  • Une nécrose de la muqueuse observée dans certaines techniques opératoires peut être responsable d’un retard de cicatrisation. 
  • Une altération durable de la sensibilité est exceptionnelle